Winter is coming ou comment courir l’hiver

Qui dit hiver, dit baisse des températures… et de la motivation pour aller courir ! Saviez-vous que la météo influe sur la motivation de 16% des joggueurs réguliers ? Pour certains, l’arrivée du froid est même une excuse pour faire une pause dans l’entrainement !

Pour vous, l’équipe de CAG s’est penchée sur les bienfaits, mais également les précautions à prendre pour aller courir l’hiver ! En effet, quand il fait froid, notre corps doit redoubler d’efforts pour s’adapter et maintenir sa température de 37° C. Ainsi, les muscles travaillent plus & le rythme cardiaque s’accélère. Que vous soyez joggeurs expérimentés ou sportifs du dimanche, il faut rester prudent !

Qui a dit qu'on ne pouvait pas courir l'hiver ?
Qui a dit qu’on ne pouvait pas courir l’hiver ?

Les bienfaits de la course à pieds en hiver

Contrairement aux idées reçues, faire du sport en hiver n’augmente pas les chances de tomber malade. En effet, si on se couvre correctement pendant la course, courir en hiver peut même renforcer les défenses naturelles dans la mesure où le système immunitaire va créer d’avantage d’anticorps pour se défendre.

Toujours d’un point de vue « santé », il est important de souligner que la course dans le froid accroit les capacités respiratoires. En effet, le corps a besoin de davantage d’oxygène. Or, la quantité disponible dans l’air n’étant pas supérieure, il doit apprendre à gérer ses réserves & les utiliser à bon escient. Selon une étude américaine, la consommation maximale en O2 serait accrue de 34%, ce qui permettrait d’augmenter la vitesse de course de 29%.

Un autre bienfait, qui va en réjouir plus d’un(e) : courir dans le froid permet de brûler plus de calories que lors d’un footing normal ! En effet, le froid va activer la graisse brune qui est riche en mitochondries, cellules qui servent à transformer les sucres en énergie. Ainsi, l’organisme va brûler plus rapidement les graisses stockées en profondeur.

Dans une toute autre dimension, on peut dire que courir l’hiver remonte le moral et permet de redécouvrir nos paysages habituels.

Course à pied hivernale & santé

Si la course à pied en hiver a plusieurs bienfaits, il faut toutefois être prudent car elle a également des effets sur la santé du coureur.

Tout d’abord, courir dans le froid augmente le risque de problèmes cardio-vasculaires. En effet, le froid réduit la taille des vaisseaux sanguins, ce qui ralentit la vitesse de la circulation sanguine. Ainsi, l’oxygène est transporté plus lentement vers le cerveau & le cerveau, alors que l’oxygène est indispensable à leur bon fonctionnement. Ce risque est largement accru chez les sportifs de plus de 40ans, mais il ne faut pas en faire une vérité générale non plus !

Pour les asthmatiques, les effets du froid sur la santé se font ressentir davantage. En effet, comme les vaisseaux sanguins, les bronches se contractent à cause du froid, ce qui accroit le risque de crise d’asthme. Attention : le froid peut être déclencheur de crise d’asthme, même pour des coureurs n’ayant aucun antécédent asthmatique.

Enfin, si vous décidez de partir courir l’hiver, il ne faut pas négliger le niveau de pollution de l’air. En effet, ce dernier est plus élevé durant cette période en raison d’une plus forte circulation automobile (responsable des particules fines) & des chauffages. L’air inhalé durant l’effort est alors plus toxique pour les poumons, et tout le système respiratoire en général.

Les dangers de la course dans le froid

Si courir est bénéfique pour le corps & l’organisme, il y a certains risques auxquels il faut faire attention pendant la course à pied.

Risque n°1 : l’hypothermie. Ça peut vous sembler relever du bon sens, mais le risque d’hypothermie est accru lorsque ‘on court en hiver. On recommande d’ailleurs de ne pas aller courir en dessous de 5°C !

Risque n°2 : la déshydratation. Beaucoup moins évident, mais pourtant bien vrai : avec le froid, le coureur a plus de chance d’être en état de déshydratation. En effet, la sensation de soif est endormie lorsque la température extérieure est basse. Si on ne se force pas à boire, le corps est obligé de puisé dans les réserves pour combler les besoins susciter par l’exercice et sur le long terme, la déshydratation apparait.

Risque n°3 : l’hypoglycémie. Qui a dit qu’on grossissait pendant l’hiver ? Comme on l’a déjà dit, courir dans le froid permet de brûler plus de calories. Il est donc important de bien manger pour que l’apport calorique soit suffisant.

Risque n°4 : les blessures ! Eh oui, avec le froid, les muscles prennent plus de temps pour se mettre en marche ! De plus, le choc thermique sensibilise les différentes parties du corps (tendons, articulations)..

Risque n°5 : les chutes. Qui dit froid peut aussi dit verglas. Or, si on n’est pas vigilant, une chute sur une plaque de verglas est vite arrivée ! Coucou la fracture du coccyx et l’immobilisation.

Risque n° 6 : les engelures. 30% de la chaleur corporelle s’échappe par les pieds ou le bout des doigts. Peau dure, pâle ou froide, l’engelure n’est pas loin ! Mieux vaut rentrer au chaud.

Les précautions avant/après

On l’a vu, il y a beaucoup de risques qui apparaissent lorsque l’on court l’hiver. Mais est-ce à dire qu’on ne peut pas courir pour autant ? Bien sur que non ! Il suffit juste de prendre quelques précautions au préalable 😉
Avant la course :

– On se couvre suffisamment en appliquant la règle des 3 couches ( Couche 1 : le vêtement seconde peau qui garde la chaleur ; Couche 2 : un vêtement isolant ; Couche 3 : une veste de protection, contre le froid et éventuellement la pluie/neige)

– On ne néglige pas les extrémités, pour bien conserver toute la chaleur corporelle.

– N’oubliez pas la tête ! 40% de la chaleur corporelle disparait par la tête. De plus, il est important de se couvrir les oreilles, voire même la bouche s’il fait trop froid afin de conserver le maximum de chaleur.

-Paradoxalement : ne pas trop se couvrir, car si on transpire pendant la course, un coup de froid suffira à nous faire tomber malade ! De même, on évite les vêtements en coton qui conservent l’humidité et on privilégie les vêtements voyants en raison de la nuit qui timbe de bonne heure.

– Bien s’hydrater. Avant, pendant et après la course

– S’échauffer correctement. Cela permettra de diminuer le choc thermique lors de l’effort. S’il fait vraiment trop froid dehors, mieux vaut commencer l’échauffement à l’intérieur.

Pendant la course :
– On reste vigilant. Les plaques de verglas peuvent être masquées par une couche de neige ou par un mauvais reflet. Il faut donc rester concentrer car plus il est dur, moins le sol amortit.

– On inspire par le nez & expire par la bouche. Ainsi, l’air froid passe par par les voies hautes, ce qui limite le refroidissement du système pulmonaire et son irritation.
Après la course :

– On se met tout de suite au chaud : les étirements, on les faits à l’intérieur ! Attention à ne pas se découvrir trop rapidement.

Et surtout : On ECOUTE son corps. Si ce dernier nous envoie des signaux, il faut les prendre en comptes pour ne pas le surmener.




 

Commentaires

Laisser un commentaire