Les blessures du runner

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Les zones les plus sujettes aux blessures en course à pied

On ne vous apprend rien : la course à pied est un sport qui mobilise très largement les jambes. C’est pourquoi les articulations des membres inférieures sont relativement sensibles aux blessures. Genoux, pieds (cheville, talon, tibia), il faut être vigilant pour ne pas se blesser. Et quand cela arrive, il faut savoir réagir correctement et ne pas forcer !
Il ne faut pas oublier que le dos subit lui aussi de nombreux traumatismes lors de la course à pied. D’où la nécessité d’avoir de bonnes chaussures et d’aller régulièrement (une fois tous les 6 mois) chez l’ostéopathe pour vérifier que tout est bien en place !

Les blessures les plus fréquentes

Ampoules, frottements, ongles noirs, le running est un sport ingrat. Mais le coureur est habitué à ces petits détails, et il a toujours des pansements ou du talc dans sa pharmacie pour pouvoir soigner tout ça.
Mais à côté de ces blessures « bénignes » (qu’il ne faut toutefois pas négliger), tendinites, syndrôme de l’essuie-glace, entorses, périostites touchent de plus en plus d’adeptes, soit par manque de préparation, soit à cause d’un surentraînement.

Comment se soigner ?

Dès qu’une douleur survient et persiste, la meilleure solution est de ne pas forcer et d’aller consulter. Une simple douleur peut en réalité cacher une blessure beaucoup plus grave (voir le témoignage ci-dessous).
Dans tous les cas, le repos est de mise. Aussi dur que ce soit à entendre, le repos demeure la meilleure solution. Qui ne s’est jamais dit « Oh ce n’est rien, j’ai juste un peu trop forcé.. Demain ça ira mieux » ? Avec de la chance, la douleur peut effectivement passer. Mais continuer l’exercice sur un muscle ou une articulation lésé(e) peut être dangereux, et la semaine de repos prescrite peut s’allonger et se transformer en mois. Il n’y a rien de plus frustrant pour un coureur (ou un sportif en général) de s’entendre dire qu’il faut arrêter de courir et se reposer. Mais c’est pour notre bien ! (Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce pas ?) Les prescriptions médicales sont à prendre au sérieux.. Et à respecter !

Témoignage : Sophie et ses périostites

Si vous êtes des adeptes de la course à pied, vous avez probablement déjà entendu parlé de la périoste. Véritable bête noire des coureurs, elle se caractérise par une douleur aiguë au niveau du tibia.
Pour la première fois de ma vie, j’ai eu, non pas une, mais deux périostites : une à chaque jambe (on ne fait pas les choses à moitié à Courir à Grenoble). J’en avais déjà entendu parlé, et ça n’avait pas l’air drôle. Eh bien c’est confirmé !
En soi, avec du repos, la périostite peut disparaître rapidement. Le problème, c’est que je ne savais pas que mes douleurs aux tibias venaient de là. Je pensais juste avoir trop forcer après mon dernier semi-marathon. Donc lorsque les douleurs sont apparues, je ne m’en suis pas inquiétée, d’autant plus qu’elles s’atténuaient au fil de l’effort (c’est un danger de la périostite : la douleur s’estompe pendant l’exercice et ressurgit à froid). Grosse erreur ! Continuer de courir rend les douleurs de plus en plus fortes jusqu’à devenir insoutenables. Lors d’une sortie, j’ai du faire demi-tour au bout de 1,5km, et j’ai souffert comme jamais pendant le retour. En arrivant, je pouvais à peine marcher et ai dû ressortir mes béquilles pour monter les escaliers !
C’est seulement lorsque je suis allée consultée le lendemain de ce run (soi plus d’un mois après l’apparition des douleurs) que j’ai appris ce que c’était. Et le verdict était vraiment mauvais : 3 mois sans course à pied ! Autant vous dire que pour une hyperactive comme moi, c’était une catastrophe. Heureusement, je pouvais continuer la natation et le vélo !
Après avoir vu mon médecin, je suis allée consulté un podologue spécialiste du sport. Il m’a expliqué que la périostite était liée à mes pieds légèrement plats et une foulée supinatrice (appui sur l’extérieur du pied qui empêche une bonne diffusion de l’onde de choc lors du contact avec le sol). J’ai eu de la chance que ce soit dû à ça, puisqu’il a suffit qu’il me fasse des semelles spéciales pour courir et j’ai pu reprendre progressivement la course à pied. D’autant plus qu’il m’a prise immédiatement, alors que les délais pour un rendez-vous sont normalement estimés à 2 mois d’attente. Vous imaginez : 2 mois sans courir ? Alors que ça aurait pu être qu’une petite semaine si j’avais écouté mon corps et m’étais reposée..

Je pourrais vous raconter d’autres témoignages à propos d’entorses & tendinites, mais la conclusion serait toujours là même : en course à pied, la règle d’or est « écouter son corps et savoir s’arrêter à temps, avant qu’il ne soit trop tard »

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3 commentaires sur “Les blessures du runner

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