Blessures : comment s’en remettre ?

 

Dans le pack du coureur, on trouve : la tenue parfaite, de la détermination, des entrainements réguliers, mais aussi des blessures. De la simple entorse à la fracture ; de la petite crampe aux essuie-glaces, les blessures du coureur sont nombreuses. (cf article les blessures du runners)
Mais quand on est un running-addict, une blessure peut être une véritable épreuve psychologique. En effet, quand on est habitué à courir régulièrement, l’arrêt de l’activité peut être difficile à vivre. Difficile de garder le moral et pourtant, c’est essentiel de rester positif pour mieux guérir et reprendre au plus vite !

Etape 1 – Acceptation de la blessure & repos

Paolo Coelho disait « J’ai appris depuis longtemps que pour guérir mes blessures, je devais avoir le courage de les regarder en face ». A première vue, cette citation parait évidente : comment pourrait-on guérir si on n’accepte pas le simple fait d’être blessé ? Et pourtant ! Il n’est pas si aisé de s’arrêter. Qui n’a jamais pensé « Mais non c’est rien, je peux continuer » « La douleur va passer, j’ai juste un peu forcé » ? On essaie de s’auto-convaincre qu’on peut continuer, que c’est seulement dans la tête. On essaie de s’auto-convaincre qu’on peut continuer même si le corps envoie des signaux d’alerte. Signaux que l’on décide d’ignorer. On décide donc de continuer l’entraînement, pour faire « passer la douleur ».

Et puis vient le moment où on ne peut plus ignorer les signaux : le corps dit stop. On se résout à aller chez le médecin, le verdict tombe ; et là : c’est le drame. Arrêt de la course à pied pendant X temps, rééducation et reprise en douceur.

A partir de là, il y a deux types de personnes : celles qui acceptent la période de repos. Celles-là même qui vous diront « non mais c’est mieux pour ton corps, il a besoin d’être ménager un peu ». Et puis il y a vous. Vous qui savez ce que cela signifie : arrêt = moins d’entrainement = perte de niveau = tout à recommencer depuis le début. Et ça, c’est plutôt déprimant

Etape 2 – Le coup de blues

« 3 mois d’arrêt ? Beaucoup trop long : dans un mois je suis guéri ! ». Si seulement… Il faut pourtant bien se rendre à l’évidence : si le corps dit qu’il ne peut pas courir, c’est qu’il ne peut pas. La blessure, ce n’est pas « juste dans la tête ». Or, si on part du principe que l’on est guéri, parce qu’on a plus mal ou que la douleur a diminué et devient supportable, la blessure n’a pas le temps de guérir correctement. Et plus on force dessus, plus on risque de retarder la reprise. En effet, continuer à pratiquer risque d’aggraver la blessure, ce qui implique une guérison plus lente. Pire : il y a des chances que, pour avoir moins mal, on compense avec d’autres parties du corps, ce qui va encore ralentir la guérison puisqu’au lieu de s’en aller, la douleur va simplement se déplacer.

La solution ? Patienter ! Même si ce n’est pas facile, il faut d’abord commencer par surmonter le manque. Ce n’est un secret pour aucun coureur : la course à pied, c’est addictif ! Alors quand il faut s’arrêter parce qu’on est blessé, on devient un peu comme un junkie qui n’a pas eu sa dose : on ne se sent pas bien, il nous manque quelque chose ; et ça peut nous énerver un peu…beaucoup. Alors pour ne pas que ça influe sur votre humeur jusqu’à la date de la reprise, apprenez à vivre sans la course à pied.

 

Et comment peut-on se sevrer ? En trouvant un sport alternatif qui ne sollicite pas notre membre blessé ! Ca peut être juste du renforcement musculaire ou carrément autre chose ; l’objectif est de garder la forme ! Pour les plus patients, le yoga pourra faire des merveilles en vous aidant à vous relaxer & à garder patience (à tester, je n’ai pas cette patience ;)). Le plus important, c’est de garder à l’esprit que « la douleur est temporaire, l’abandon définitif ».

Etape 3 – La reprise

Et puis un jour, voilà que le moment tant attendu arrive : la reprise ! Joie, euphorie, rien ne saurait décrire le sentiment ressenti quand on rechausse les baskets et qu’on fait ses premières foulées depuis plusieurs mois. Mais là encore, il faut rester prudent ! Ca ne sert à rien de partir à fond pour rattraper le temps perdu. Au contraire : il faut y aller progressivement, et écouter les signaux envoyés par le corps, aussi frustrant que ce soit. Dans le cas contraire, la blessure peut toujours revenir puisque e corps est encore fragilisé.

Autre point important : il ne faut pas se décourager de suite après sa première sortie de reprise ! Il est normal de perdre en capacité après une longue période d’arrêt. Ce n’est pas pour autant qu’on est devenu nul. Il faut simplement se laisser le temps ! Pour accélérer la récupération , il peut toujours être intéressant d’intégrer un peu plus le renforcement musculaire, pour que les muscles restent au top de leur forme, voire même plus.

 

Si vous aussi vous êtes blessé ou vous voulez partager une expérience particulière, n’hésiter pas à laisser un commentaire ! Et surtout gardez à l’esprit que vous êtes plus fort que les blessures !

L’équipe CAG

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